MOYENNE PONDÉRÉE EN FONCTION DU TEMPS (TLV-TWA) : 0,5 ppm – cote de cancérogénicité A4
LIMITE D'EXPOSITION DE COURTE DURÉE (TLV-STEL : 1 ppm - cote de cancérogénicité A4
JUSTIFICATION DE LA TLV – EFFET CRITIQUE : Irritation
COTE DE CANCÉROGÉNICITÉ A4 : Ne peut être classé comme cancérogène pour les humains : données insuffisantes pour permettre la classification de la matière comme cancérogène pour les humains et/ou les animaux.
NOTE : Dans bien des juridictions, les limites d'exposition sont semblables à la TLV de l'ACGIH. Puisque l'établissement, l'interprétation et l'application des limites d'exposition peuvent varier d'une juridiction à l'autre, se procurer de l'information détaillée auprès de l'organisme gouvernemental de sa propre juridiction qui est concerné.
Le chlore n'est pas combustible. Cependant, il s'agit d'un oxydant puissant qui pose de sérieux risques d'incendie ou d'explosion, car il active la combustion, tout comme l'oxygène. La plupart des matières combustibles s'enflamment et/ou brûlent dans une atmosphère de chlore, formant des gaz toxiques et irritants. Lorsqu'ils sont exposés à un incendie ou à une chaleur excessive pendant un temps suffisamment long, les contenants ou les bouteilles de chlore peuvent exploser violemment à cause de la surpression créée. L'application d'une chaleur localisée intense (supérieure à 200 °C) sur les parois en acier d'une bouteille de chlore peut initier une réaction de combustion fer/chlore entraînant la rupture du contenant. Le chlore étant plus dense que l'air, il s'accumule et reste dans les puits, les cavités, les dépressions et autres espaces clos ou bas.
Normalement, le chlore est stable. Il réagit avec l'eau pour former une solution corrosive d'acide hypochloreux et d'acide chlorhydrique, qui peuvent se décomposer en chlore, en oxygène et en acide chlorique.
Les températures supérieures à 121 °C et l'humidité.
Les seuils olfactifs signalés pour le chlore ne sont pas cohérents : 0,08 ppm (détection); d'autres rapports donnent un seuil olfactif de 0,2 à 0,4 (méthode utilisée non rapportée).
NON FIABLE – après des expositions répétées, une fatigue olfactive, une perte d'odorat et une tolérance aux effets irritants peuvent se manifester.
Cette matière est un GAZ COMPRIMÉ TRÈS TOXIQUE et CORROSIF. C'est aussi un OXYDANT PUISSANT. Avant de la manipuler, il est très important de s'assurer que les mesures d'ingénierie fonctionnent et que les exigences relatives à l'équipement de protection sont respectées. Les personnes qui travaillent avec ce produit chimique devraient avoir une formation adéquate relativement à ses dangers et à la façon sécuritaire de s'en servir.
Si du chlore est relâché, mettre immédiatement un respirateur approprié et quitter les lieux jusqu'à ce que l'ampleur du problème soit connue. En cas de fuites ou de déversements, de l'équipement de protection respiratoire d'évacuation devrait être disponible sur les lieux de travail.
Signaler immédiatement toute fuite, tout déversement ou toute défaillance des mesures d'ingénierie. Des installations pour l'élimination d'urgence des bouteilles de chlore qui fuient devraient être prévues dans les zones où ce gaz est utilisé.
Les personnes non protégées devraient éviter tout contact avec ce produit chimique, y compris avec l'équipement contaminé. Il faut connaître les signes et symptômes d'intoxication typiques de même que les procédures de secourisme. Après chaque exposition, même si celle-ci ne semble pas excessive, consulter un médecin. Les symptômes de lésions graves aux voies respiratoires peuvent être retardés. Tout signe de maladie devrait être rapporté immédiatement au personnel de supervision.
Pour les procédés faisant appel à cette matière, penser à travailler en système clos. Si ce n'est pas possible, utiliser les plus petites quantités possibles dans une zone bien ventilée, séparée de la zone d'entreposage. Prévenir l'émission de ce gaz dans l'atmosphère du lieu de travail. Envisager la possibilité d'installer un système de détection des fuites muni d'une alarme.
Cette matière est très réactive. Ne pas l'utiliser en présence d'autres matières incompatibles, comme l'ammoniac et les hydrocarbures gazeux (p. ex., acétylène, éthylène).
Empêcher tout contact avec les matières combustibles. Éliminer toute source d'allumage. Apposer des affiches « DÉFENSE DE FUMER » dans l'aire d'utilisation.
Entretenir l'équipement de manutention. Prévenir les fuites de graisse ou d'autres lubrifiants de l'équipement aux endroits où ce produit chimique est utilisé. Ne pas manipuler des bouteilles de chlore avec des mains graisseuses. Ne pas permettre le contact entre le chlore et des matières telles que les solvants de nettoyage, les peintures ou les diluants à peinture.
Avant de les manipuler, s'assurer que les bouteilles ne sont pas endommagées et ne fuient pas. Utiliser le type de contenant recommandé par le fabricant. Utiliser de l'équipement résistant à la corrosion pour transférer ce gaz. Vérifier régulièrement les réservoirs de stockage et l'équipement de transfert afin de déceler des signes de corrosion ou de fuites. À une température inférieure à 121 °C (250 °F), le fer, le cuivre, l'acier, le plomb, le nickel, le platine, l'argent et le tantale résistent au chlore anhydre, tant gazeux que liquide.
Ne pas chauffer une bouteille de gaz comprimé. La température à laquelle est soumise une bouteille ne devrait pas être supérieure à 52 °C (125 °C).
Ne pas enlever le capuchon de la bouteille, jusqu'à ce que celle-ci soit fixée en place de manière sécuritaire et prête à être utilisée. Toujours attacher les bouteilles en position debout à un mur, à une grille ou à toute autre structure solide.
Utiliser le détendeur approprié. S'assurer que l'équipement utilisé est compatible avec la pression et le contenu de la bouteille. Suivre les recommandations du fournisseur. Avant de raccorder la bouteille au système, s'assurer que celui-ci comporte un dispositif anti-retour.
Ne pas ouvrir une bouteille endommagée. Ne jamais forcer trop fort pour ouvrir une bouteille. Ouvrir le robinet de la bouteille lentement afin de prévenir une décompression rapide et des dommages à son siège. Garder les robinets propres et exempts de contamination (en particulier d'huile et d'eau). S'assurer que le robinet des bouteilles est ouvert complètement quand le gaz est utilisé. Ouvrir et refermer les robinets au moins une fois par jour quand le gaz est utilisé, afin d'en empêcher le grippage.
Après utilisation, couper le débit de gaz au robinet de la bouteille et non pas uniquement au détendeur. Boucher le tuyau de sortie et visser le capuchon en place aussitôt que la bouteille est débranchée du matériel.
S'assurer que les bouteilles sont clairement étiquetées. Éviter d'endommager les bouteilles. Déplacer les bouteilles à la main ou avec des chariots conçus à cet effet. Ne pas laisser les bouteilles tomber ou s'entrechoquer. Ne pas soulever les bouteilles par le capuchon ou avec un appareil de levage magnétique.
Laisser une légère pression positive dans les bouteilles vides. Ne pas se servir de bouteilles comme rouleaux ni à aucune autre usage que pour contenir le gaz prévu.
Pour la manipulation, observer les mesures de précaution énoncées sur la Fiche technique sur la sécurité des substances. Avoir à sa disposition immédiate le matériel d'urgence approprié en cas d'incendie, de fuite et de déversement. Procéder à un bon entretien des locaux. Entretenir l'équipement de manutention. Se conformer aux règlements applicables.
Des mesures d'ingénierie sont préférées pour limiter les dangers. Les méthodes possibles incluent la ventilation mécanique (dilution et évacuation localisée), le confinement du procédé ou du personnel et le contrôle et la modification du procédé (p. ex. remplacement par une matière moins dangereuse). Il se peut que des contrôles administratifs et de l'équipement de protection individuelle soient requis.
Vu les grands dangers que le chlore peut poser, des mesures de contrôles strictes, comme le confinement ou l'isolation, peuvent être nécessaires. Assurer un renouvellement d'air suffisant pour remplacer l'air éliminé par les systèmes d'évacuation. Les systèmes doivent rester secs pour prévenir la corrosion des métaux.
Dernière mise à jour du document le 15 janvier 2003
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