MOYENNE PONDÉRÉE EN FONCTION DU TEMPS (TLV-TWA) : 3,5 mg/m³ - cote de cancérogénicité A4
JUSTIFICATION DE LA TLV - EFFETS CRITIQUES : Poumons
COTE DE CANCÉROGÉNICITÉ A4 : Ne peut être classé comme cancérogène pour les humains : données insuffisantes pour permettre la classification de la matière comme cancérogène pour les humains et/ou les animaux.
NOTE : D'autres sources ont identifié la présente substance en tant que cancérogène présumé ou reconnu pour les humains.
NOTE : Dans bien des juridictions canadiennes, les limites d'exposition sont semblables à la TLV de l'ACGIH. Puisque l'établissement, l'interprétation et l'application des limites d'exposition peuvent varier d'une juridiction à l'autre, se procurer de l'information détaillée auprès de l'organisme gouvernemental approprié de sa propre juridiction.
En général, le noir de carbone pur est une substance qui ne s'allume pas facilement, ne subit pas de combustion spontanée et ne représente pas un danger d'explosion de poussières. Le métal chauffé au rouge, les étincelles électriques et un ruban de magnésium enflammé ne causent pas l'allumage explosif du noir de carbone. Cependant, celui-ci peut s'enflammer en présence d'une flamme nue, de métal incandescent, d'étincelles ou de cigarettes allumées. Une fois enflammé, le noir de carbone brûle lentement et produit du monoxyde de carbone, un gaz toxique. Dans les quantités stockées en vrac, les feux peuvent rester inaperçus pendant un certain temps, à moins qu'on ne les remue ou que des étincelles ne soient visibles. La présence d'impuretés (p. ex. de l'huile) dans le noir de carbone entraîne un danger d'explosion de poussières. Le danger d'explosion augmente dans le cas des poussières de noir de fumée à cause de l'huile non brûlée qui adhère aux particules de carbone. Il peut y avoir explosion de poussières lorsque la teneur en huile dépasse 13 % (TEMPÉRATURE MINIMUM D'ALLUMAGE D'UN NUAGE citée : 730 °C). Si sa concentration atmosphérique dépasse 50 ou 60 g/m³, le noir de carbone peut exploser en présence d'une source d'allumage hautement énergétique comme l'explosion d'un gaz. L'allumage de nuages de poussières s'est déjà produit en présence de 28 g de poudre noire (TEMPÉRATURE MINIMUM D'ALLUMAGE D'UN NUAGE citée : 510 °C). La valeur citée de la TEMPÉRATURE MINIMUM D'ALLUMAGE D'UNE COUCHE de noir d'acétylène est 900 °C. Une teneur plus élevée en composés organiques volatils augmente le risque de feu. Les noirs de carbone contenant plus de 8 % de composés volatils peuvent poser un danger d'explosion.
Le noir de carbone est normalement stable et non réactif. Celui produit depuis très peu de temps peut être sujet à un échauffement lorsqu'il est exposé à l'air pour la première fois. Il peut aussi y avoir production de chaleur en présence d'huiles oxydables.
Éviter les flammes nues, le métal incandescent, les étincelles et la production de poussières.
Le noir de carbone est inodore.
L'information disponible ne permet pas d'évaluer un tel critère de fiabilité.
Cette matière est un solide TRÈS TOXIQUE (DANGER POSSIBLE DE CANCER et MUTAGÈNE POSSIBLE). Selon les impuretés présentes, elle peut aussi représenter un DANGER D'EXPLOSION DE POUSSIÈRES. Avant de la manipuler, il est très important de s'assurer que les mesures d'ingénierie fonctionnent et que les exigences relatives à l'équipement de protection et à l'hygiène personnelle sont respectées. Seules des personnes autorisé devraient avoir accès à cette matière. Les personnes qui travaillent avec elle doivent avoir une formation adéquate relativement à ses dangers et à la façon de s'en servir sans risque. Le personnel d'entretien et d'urgence doit être averti de ses dangers éventuels.
S'il y a émission de noir de carbone, évacuer l'aire immédiatement. Signaler immédiatement les fuites, les déversements ou les défectuosités du système de ventilation. Lorsque cette matière est utilisée à grande échelle, songer à faire appel à un système de manipulation en milieu clos.
Travailler avec les quantités les plus petites possibles. Éviter de produire des poussières. Empêcher le rejet de poussières à l'intérieur des lieux de travail.
Éliminer toute source d'allumage (p. ex. étincelles, flammes nues). Apposer des affiches « DÉFENSE DE FUMER ». Il est essentiel que les lieux où l'on utilise cette matière ne contiennent aucune autre matière combustible (p. ex. du carton, de la sciure de bois). Si le noir de carbone contient des impuretés qui peuvent en faire un danger d'explosion, utiliser un système de ventilation anti-étincelles, du matériel antidéflagrant approuvé et des systèmes électriques à sécurité intrinsèque dans les aires de travail. Avant de manipuler les contenants, les inspecter pour s'assurer qu'ils ne comportent aucune fuite. Utiliser les outils appropriés pour ouvrir les contenants. L'ouverture d'un contenant par déchirement peut produire un bord irrégulier et favoriser les déversements. Utiliser des contenants étanches aux poussières et étiquetés. Les maintenir fermés lorsqu'ils ne sont pas utilisés.
Ne pas utiliser en présence de matières incompatibles comme les agents oxydants forts (p. ex. les chlorates et les nitrates), ce qui crée des risques accrus de feu et d'explosion. Il est essentiel que les aires de travail soient propres et bien entretenues. Il est déconseillé de se servir d'air comprimé pour nettoyer le matériel, les vêtements, etc. Avoir une bonne hygiène personnelle. Si un système de manipulation en milieu clos n'est pas utilisé, il sera peut-être nécessaire de prendre une douche à la fin de chaque quart de travail. Il faudra peut-être aussi entreposer les vêtements personnels et les vêtements et appareils de protection dans des installations distinctes.
Pour la manutention, suivre les précautions indiquées sur les Fiches techniques sur la sécurité des substances (FTSS). Avoir à sa disposition immédiate le matériel d'urgence approprié en cas d'incendie, de déversement et de fuites. Conserver le matériel de manutention en bonne condition de fonctionnement. Obéir à la réglementation qui s'applique.
Des mesures d'ingénierie sont préférées pour limiter les dangers. Les méthodes possibles incluent la ventilation mécanique (dilution et évacuation localisée), le confinement du procédé ou du personnel, le contrôle des paramètres du procédé et les modifications du procédé (p. ex. remplacement par une matière moins dangereuse).
Il se peut que des contrôles administratifs et de l'équipement de protection individuelle soient requis. Utiliser un système de ventilation localisée et, au besoin, confiner le procédé afin de limiter la production de poussières atmosphériques. Installer les dépoussiéreurs à l'extérieur ou en d'autres lieux autorisés par la réglementation. Si les impuretés présentes dans cette matière peut en faire un danger d'explosion, utiliser un système de ventilation anti-étincelles, avec mise à la masse, séparé des autres systèmes d'évacuation. Dans ce cas, fournir du matériel antidéflagrant approuvé et des systèmes électriques à sécurité intrinsèque dans les aires où la matière est utilisée à grande échelle.
Fournir assez d'air frais pour remplacer l'air évacué par le système.
Document á jour au 15 janvier 2003
Dernière mise à jour du document le 23 septembre 1998
Droit d'auteur ©1997-2012 Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail