Il ne semble pas qu'une exposition unique de courte durée au noir de carbone ait des effets nocifs importants, si ce n'est les effets généraux auxquels on s'attend dans le cas des poussières fines (des concentrations élevées peuvent causer la toux et une légère irritation passagère).
L'inhalation de noir de carbone pendant une longue période peut avoir sur le système respiratoire des effets possiblement graves. Voir ci-après la section intitulée « Quels sont les effets à long terme de l'exposition au noir de carbone? ».
Le noir de carbone ne cause pas d'irritation cutanée. Il n'est pas absorbé dans l'organisme à travers la peau. Cependant, les particules fines peuvent se loger dans les pores de la peau et se coincer dans les follicules pileux, causant ainsi une décoloration (des « tatouages » au noir de carbone) et des points noirs folliculaires.
Les poussières de noir de carbone n'irritent pas l'œil davantage que tout autre corps étranger. L'évacuation de la matière solide de l'oeil peut probablement causer un larmoiement, des clignements des yeux et des douleurs légères et passagères.
L'ingestion de noir de carbone n'est probablement pas toxique. Aucune information n'a été recueillie ni chez l'animal, ni chez l'humain. L'ingestion n'est pas une voie d'exposition professionnelle pertinente.
EFFETS PAR INHALATION : Les poussières de noir de carbone sont extrêmement fines et légères et elles peuvent être aspirées profondément dans les poumons où elles peuvent s'accumuler. Normalement, les poussières n'ont pas d'effets nocifs, car elles peuvent être graduellement évacuées des poumons. Cependant, des concentrations élevées de poussières peuvent saturer la capacité de dégagement des poumons, les obstruer et nuire à la fonction pulmonaire. Les symptômes peuvent comprendre la toux, une production plus importante de mucosités et l'essoufflement. Un certain nombre d'études ont révélé des altérations visibles sur les radiographies, une réduction de la fonction pulmonaire et de l'emphysème et/ou des bronchites chroniques chez certains travailleurs exposés au noir de carbone. D'autres études ne rapportent aucun effet sur la fonction respiratoire. Quelques études ont révélé des fibroses (lésions du poumon) dans les tissus pulmonaires entourant des dépôts de noir de carbone.
Des effets irritants non spécifiques, y compris la toux et des altérations de la fonction pulmonaire, ont été observés chez des travailleurs ayant subi une exposition professionnelle au noir de carbone. Dans un cas, ces effets ont été observés chez des travailleurs exposés à des concentrations atmosphériques de poussières inhalables et de poussières totales pouvant atteindre 0,45 mg/m³ et 1,60 mg/m³ respectivement. L'interprétation des résultats des études est compliquée par l'absence d'information relative à l'exposition (concentration atmosphérique de noir de carbone, durée de l'exposition et/ou taille des particules), la petite taille de la population de l'étude, l'absence de renseignements relatifs au tabagisme des sujets et aux autres expositions professionnelles possibles. Présentement, il est impossible d'établir une relation dose-réponse entre les niveaux d'exposition et des effets particuliers. Cependant, les données limitées recueillies chez les animaux et l'humain semblent indiquer que des effets importants et possiblement irréversibles peuvent résulter d'expositions à des concentrations atmosphériques élevées (10-100 mg/m³).
EFFETS PAR CONTACT CUTANÉ : Les particules fines peuvent se loger dans les pores de la peau et se coincer dans les follicules pileux, causant ainsi une décoloration (des « tatouages » au noir de carbone) et des points noirs folliculaires.
Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a basé ses conclusions sur quatre études d'évaluation des risques de cancer du poumon réalisées chez des travailleurs exposés au noir de carbone. Deux de ces études ont produit des résultats positifs, une autre, des résultats positifs mais non statistiquement significatifs et la dernière, des résultats négatifs. Les résultats globaux sont contradictoires et le CIRC considère que la preuve est plutôt faible. Des études d'évaluation des risques de cancer de la peau ont révélé qu'il n'existe aucun risque excédentaire. On considère aussi que les observations isolées de cancers de la vessie, du rein et de l'oesophage ne forment pas une base assez solide pour entreprendre une évaluation de la cancérogénécité chez l'humain.
Le CIRC a conclu qu'il n'existe pas de preuve adéquate de la cancérogénicité du noir de carbone chez l'humain, mais une preuve suffisante de la cancérogénicité de ce produit chez les animaux de laboratoire. L'évaluation globale du risque cancérogène établie par le CIRC est celle du groupe 2B (cancérogène possible chez l'humain).
Aucune information n'a été recueillie ni chez l'humain, ni chez les animaux.
Aucune information n'a été recueillie ni chez l'humain, ni chez les animaux.
Il n'existe aucune information à ce sujet.
En général, le noir de carbone inhalé ou ingéré n'est pas absorbé par l'organisme. Une certaine quantité du noir de carbone inhalé se fixe dans les poumons, tandis que la portion ingérée est excrétée.
Dernière mise à jour du document le 29 décembre 1997
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